CEE : un projet d’arrêté qui veut remettre de l’ordre dans le financement des pompes à chaleur
16 Décembre 2025

CEE : un projet d’arrêté qui veut remettre de l’ordre dans le financement des pompes à chaleur

Le ministère propose une mise à jour du dispositif des Certificats d’économies d’énergie afin d’encadrer plus strictement les opérations liées aux pompes à chaleur. Cette révision intervient après plusieurs années d’installations massives, parfois réalisées sans étude préalable suffisante. L’objectif affiché est donc de recentrer les aides sur les projets véritablement efficaces. Projets capables d’apporter des gains énergétiques mesurables et durables.

Des critères revus pour garantir une installation cohérente avec le bâti

Le texte prévoit un durcissement des exigences techniques : niveaux de performance révisés, contrôle accru du dimensionnement, prise en compte de la qualité de pose. Le dispositif souhaite ainsi limiter les erreurs fréquentes. Comme l’installation d’une PAC dans un logement mal isolé ou une machine inadaptée à la puissance réellement nécessaire. Ce repositionnement vise à ce que les primes CEE ne soutiennent plus des projets qui, malgré l’investissement consenti, ne procurent pas les économies attendues.

Un diagnostic préalable indispensable pour sécuriser les aides

Avec ces nouvelles exigences, la qualité de l’analyse du bâtiment devient déterminante. Avant d’installer une pompe à chaleur, il est dorénavant essentiel de connaître précisément les besoins thermiques du logement. Mais aussi l’état de l’enveloppe, les déperditions principales et les contraintes techniques. Le diagnostic immobilier prend alors une place centrale. Il constitue la base qui permettra de valider la pertinence du projet et d’éviter des installations inefficaces. Le dispositif CEE pourrait même, à terme, exiger un niveau de justification renforcé fondé sur ces évaluations.

Un marché en réajustement, tourné vers la performance réelle

La croissance rapide du secteur des PAC a montré ses limites. Notamment avec des installations mal pensées ou mal adaptées. Le projet d’arrêté cherche à assainir le marché en renforçant la cohérence technique et la qualité globale des travaux. Les professionnels devront intégrer ces nouvelles contraintes, tandis que les diagnostiqueurs verront leur rôle renforcé dans la chaîne de décision.

Cette évolution confirme une tendance de fond. La transition énergétique n’est efficace que si chaque projet repose sur une compréhension fine du bâti. Les CEE, en se recentrant sur la performance réelle, vont en ce sens.