Entré en vigueur avec la loi Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire de 2020, le diagnostic Produit Équipement Matériaux Déchet (PEMD) remplace l’ancien diagnostic déchets. Il vise à encadrer plus efficacement la gestion des déchets issus des chantiers de démolition ou de rénovation lourde, tout en optimisant le réemploi et le recyclage. Il s’agit donc en théorie d’un outil structurant pour faire émerger une économie circulaire dans le bâtiment.
Sur le terrain, une grande diversité de diagnostics cohabite : diagnostics ressources, PEMD-Ressources, diagnostics réemploi… Cette hétérogénéité crée une certaine confusion et nuit à l’objectif initial. Pour les membres du SPREC, il est donc essentiel de recentrer la pratique autour du diagnostic PEMD tel que défini par la réglementation. Celui-ci suffit à lancer une démarche de réemploi, à condition qu’il soit bien mené par un professionnel compétent. Dans certains cas spécifiques (bâtiment de moins de 1000 m² ou diagnostic en phase amont), un « diagnostic ressources » peut toutefois se révéler pertinent.
Le diagnostic PEMD n’est que le début d’un processus plus vaste. Pour concrétiser le réemploi, il faudra pousser les investigations : tests de dépose, audits de faisabilité, rédaction de cahiers des charges, suivi des chantiers… C’est pourquoi les maîtres d’ouvrage, les maîtres d’œuvre et les entreprises doivent disposer d’un diagnostic complet, documenté et précis dès le départ.
Un diagnostic PEMD de qualité demande du temps, de l’expertise technique et une véritable sensibilité au réemploi. Il est donc normal qu’il ait un coût plus élevé qu’un simple document réglementaire. À l’inverse, opter pour une offre peu chère, mais incomplète peut entraîner des frais supplémentaires à terme. En valorisant la compétence des diagnostiqueurs et en investissant dans des prestations rigoureuses, les chances de réussir une démarche de réemploi