Une décision récente de la Cour de cassation revient sur un désaccord entre vendeur et acquéreur concernant la superficie d’un bien vendu en copropriété. L’acheteur contestait la surface mentionnée dans l’acte, estimant qu’elle était surestimée. Ce type de litige est fréquent, car la surface indiquée constitue un élément déterminant du prix de vente. Lorsque l’écart devient significatif, la question de la validité du montant payé se pose donc immédiatement.
La loi Carrez impose une mention précise de la surface privative. Cette exigence n’est pas théorique. Si la surface réelle est inférieure de plus de 5 % à celle annoncée, l’acquéreur peut en effet demander une réduction du prix proportionnelle à l’écart constaté. Cette règle protège l’acheteur. Mais elle impose aussi une grande rigueur au moment du mesurage.
Dans l’affaire examinée, la question ne portait pas seulement sur l’existence d’un écart, mais sur la manière dont la surface avait été évaluée. Certaines parties du logement doivent effectivement être exclues du calcul. Notamment celles dont la hauteur est insuffisante ou encore certains volumes particuliers. Une erreur d’interprétation peut alors suffire à fausser le résultat. C’est précisément sur ce point que les juges doivent se prononcer.
La Cour de cassation ne tranche pas le fond du litige. Elle contrôle, en revanche, la manière dont les juges ont analysé les éléments présentés. Elle rappelle, à ce titre, que la décision doit reposer sur une appréciation rigoureuse des mesures produites. Si cette analyse est jugée insuffisante, la décision peut alors être annulée et l’affaire renvoyée devant une autre juridiction.
Cette décision confirme que la surface Carrez engage directement la responsabilité du vendeur. Une erreur de mesurage peut entraîner une baisse du prix, voire un contentieux. Pour sécuriser une vente, le recours à un mesurage précis et conforme aux règles reste donc indispensable.