Retrait de l’amiante à domicile : l’Assemblée alerte sur un frein financier majeur
28 Août 2025

Retrait de l’amiante à domicile : l’Assemblée alerte sur un frein financier majeur

La députée Claire Lejeune a attiré l’attention du gouvernement sur une problématique préoccupante : le coût élevé du retrait de l’amiante pour les particuliers. Présent dans de nombreux logements bâtis avant 1997, ce matériau, dangereux quand il se dégrade, réclame en effet un retrait encadré, réalisé par des intervenants certifiés.

Une facture difficile à assumer

Les opérations de désamiantage impliquent un diagnostic préalable, l’intervention d’une entreprise agréée, l’emballage et le transport vers une filière spécialisée. Selon la nature et l’ampleur des travaux, la dépense peut ainsi rapidement atteindre plusieurs milliers d’euros. Pour de nombreux foyers, ce montant rend l’opération inaccessible. Et entraîne parfois le maintien de matériaux dangereux dans les habitations.

Des dispositifs d’aide partiels

Si certaines subventions existent, notamment via l’Agence nationale de l’habitat, elles s’appliquent essentiellement dans le cadre d’une rénovation globale. Les retraits isolés, par exemple sur une toiture ou dans un garage, ne bénéficient généralement d’aucun soutien financier. Cette absence de dispositif dédié crée une inégalité entre les ménages. Elle limite aussi la prévention des risques sanitaires.

Un enjeu de santé publique et d’environnement

Sans accompagnement, certains propriétaires peuvent être tentés de manipuler ou d’éliminer eux-mêmes les matériaux amiantés. Au mépris des règles de sécurité. Ou encore de les abandonner dans la nature. Ces pratiques exposent directement la population et dégradent l’environnement.
En interpellant le ministère de la Santé et de la Transition écologique, la députée appelle à la création d’une aide ciblée permettant de couvrir, au moins partiellement, les frais de retrait et de traitement des déchets amiantés. Cette mesure viserait ainsi à lever les freins financiers, protéger la santé publique et renforcer la lutte contre les dépôts sauvages.